Parent d’un enfant handicapé aujourd’hui

Posted by Françoise Guillaume on Samedi mai 14, 2011 Under Une touche d'optimisme

Que se passe-t-il aujourd’hui dans la tête et dans la vie d’un parent quand il découvre que son enfant est handicapé? Tous décrivent le même séisme, certainement amplifié par l’exigence de nos sociétés à être parfait (ou presque), par le poids que portent les mères dans la responsabilité sur les enfants (Sarah Moon en parle dans l’extrait ci-dessus), par la non-place qu’ont tant que handicapés dans une société basée sur la performance et l’individualisme.

Sarah Moon Howe a créé un document radio (ici pour le premier épisode, il y en a apparemment 3) qui complète son expérience. Je vous le recommande: il n’est jamais dans la plainte mais totalement dans l’humanité.

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L’ado qui joue à l’ado…

Posted by Françoise Guillaume on Samedi mar 26, 2011 Under Une touche d'optimisme

…et qui fait rire les ados (d’)eux-mêmes!

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La préhistoire… des technologies

Posted by Françoise Guillaume on Samedi mar 19, 2011 Under Une touche d'optimisme

Un petit moment de détente…

Regardez jusqu’à la fin: le plus drôle!

Comme quoi, on est vite relégué à la préhistoire!

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“My mom” ou comment la création peut “réparer” psychiquement

Posted by Françoise Guillaume on Samedi jan 29, 2011 Under Une touche d'optimisme

Le présent post interprète une idée développée par Maurice Corcos, pédopsychiatre à Paris, entendu lors d’un colloque sur l’adolescence.

Le titre de son intervention était “Terreur d’exister-Fureur de vivre”. Il y parlait des adolescents “border-line”, ceux qui ont une structure psychique fragile qui les placent à la frontière entre les traditionnels névrosés comme il en existe tant et les psychotiques qui souffrent de vrais troubles psychiatriques.

Il y développe l’idée que des traumatismes vécus par le bébé qui deviendra “border-line”, sont ré-éprouvés à l’adolescence et parfois plus tard encore. Les terreurs qui surgissent de ces reviviscences peuvent (mais pas toujours) être transformées en fureur de vivre qui est catalysée sous forme de création par de nombreux artistes. Il citait Eminem comme exemple et, après recherche, c’est assez convainquant et j’ai envoie de le partager avec vous!

Eminem est sans doute le rappeur le plus connu de la planète. Il a vendu des dizaines de millions de disques et remporté plusieurs prix comme parolier.

Voyons sur l’exemple proposé, une chanson “My mom” (ma maman), de l’album Relapse:

Puis mettons les paroles en relation avec des informations extraites  d’un site, ici

Eminem revisite les maisons de son enfance difficile dès qu’il a besoin d’inspiration, et il révèle que ces voyages lui permettent de lui rappeler la chance qu’il a.

Le rappeur quitte souvent la banlieue de Detroit dans le Michigan, où il vit maintenant, pour se rendre dans le voisinage, où il a grandi, et pour voir les changements des maisons dans lesquelles il a vécues.

Il confie au magazine Spin:

«Ça peut paraître bizarre, mais je me promène et j’essaie de me souvenir de comment les choses étaient lorsque je vivais dans ces maisons.

J’y retourne et je me souviens comment la vie était avant. Comment c’était difficile. Avec le temps qui passe, on peut apprécier sa vie et oublier celle d’avant.»

La question de savoir si ce qu’il raconte dans la chanson est exact ou exagéré, voire inventé (au sens de la vérité historique), n’a aucune importance, en tant que tel.

La démonstration est claire qu’une structure psychique a priori compliquée à vivre peut se transformer en un atout, même si on a peu de moyens fiables d’en connaître le prix payé par cet homme!

L’argument donne aussi appui à ceux qui multiplient les occasions pour les jeunes de créer et de s’exprimer par l’art…

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La technologie suffisamment bonne…

Posted by Françoise Guillaume on Samedi jan 22, 2011 Under Une touche d'optimisme

“Stepan a 12 ans, et est atteint d’une leucémie. Afin de protéger son système immunitaire affaibli par la maladie, il n’est pas autorisé à sortir, et donc à se rendre à l’école. Pour autant, il ne rate rien des leçons dispensées dans sa classe, et cela grâce à un robot très spécial qui occupe sa place à l’école. Muni d’une caméra, d’un micro et d’enceintes, il permet à l’enfant de suivre sa scolarité à travers un écran.

Stepan peut même intervenir s’il le souhaite, et poser des questions à son professeur, Alla Guevak. “Nous appelons aussi notre robot Stepan. Quand la leçon commence, il se met au travail comme un élève ordinaire et y participe de manière très active. Au début, c’était un peu étrange, mais nous nous sommes habitués. Pendant les pauses, entre les cours, Stepan communique de manière très active avec les autres élèves. Nous le traitons comme s’il était présent, ici, avec nous’, explique cette dernière.

Le jeune élève de son côté se réjouit de pouvoir être présent en classe grâce au robot : “Je peux changer la vitesse du robot, aller lentement ou plus rapidement. Je peux faire bouger sa tête pour regarder à gauche ou à droite. Comme ça, j’ai l’impression d’être vraiment en classe”. (Extrait de Yahoo France Actualités)

Après avoir vu un adulte tétraplégique monter des vidéos numériques grâce à un dispositif peu encombrant, je me suis surprise à penser, sans réserve, à une  technologie qui n’apporte, dans ces cas, que du bon!

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Internet remplace l’école? (1)

Posted by Françoise Guillaume on Samedi oct 30, 2010 Under Questions, Une touche d'optimisme

Dans vos commentaires, j’ai découvert, via un article en français, une initiative passionnante: Hole in the wall, trou dans le mur!

Il s’agit d’une association indienne Hole in the Wall Education Ltd (Hiwel) qui défend, met en oeuvre et étudie scientifiquement une pratique pédagogique originale.

En particulier, le concept (développé ici) d’”éducation envahissant au minimum” ainsi défini:   “Minimally Invasive Education is defined as a pedagogic method that uses the learning environment to generate an adequate level of motivation to induce learning in groups of children, with minimal, or no, intervention by a teacher.”

Après avoir exploré un peu ces pages, qu’en pensez vous?

P.S. Contrairement aux habitudes de la rubrique “questions”, je proposerai mes réflexions, à partir des vôtres, la semaine prochaine.

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Si pas pédagogie sur Facebook, pédagogie sur Internet?

Posted by Françoise Guillaume on Samedi oct 2, 2010 Under Une touche d'optimisme

A vous lire (dans les commentaires) et à explorer les sources que vous me proposez (voir ici; merci, Catherine!), sans rien renier de ce que je vous disais, je me rends compte que mes réactions devant les innovations engendrées par les nouvelles technologies sont encore trop empreintes des débuts (pas si lointains!) de ces modes de communication. Du temps où régnait l’enthousiasme teinté de confusion devant ce nouvel espace qui semble infini.

Il est vrai que : «En passant par l’écrit, les élèves améliorent leur mode d’expression. Ce qu’ils mettent en ligne est entièrement public, ils réfléchissent donc également à leur identité virtuelle et à leur vie privée. Et puis inconsciemment, cette réflexion collective renforce la cohésion, crée une identité de classe et d’établissement. Comme du team building!» Ce n’est pas que j’adore le concept de team building, mais ce qui précède me semble exact et important.

Il est exact aussi que ce mode de communication permet de construire des projets originaux: «En 48 heures, onze étudiants ont reconstitué sur Twitter la bataille de Gettysburg, dit-il. Chacun devait endosser le rôle d’un des personnages, dont celui de Lincoln. Pour cela, ils ont dû reconstruire les faits, trouver des informations et les synthétiser… Très intéressant! Avec des collègues, nous allons donc développer un nouveau scénario en français» Effectivement, idée porteuse!

Enfin: “François Lombard, chargé d’enseignement en biologie auprès des professeurs du secondaire à Genève, utilise ces wikis depuis plus de sept ans. «Mes élèves vont chercher et trier des informations, qu’ils mettent ensuite dans le wiki pour nous les faire partager. Ils produisent leur propre savoir! Cela remet totalement en question le rapport maître-élèves. Celui qui enseigne n’a pas la science infuse, puisque les étudiants eux-mêmes sont porteurs de compétences et d’idées. 90% de ce qu’ils apprennent ne vient pas de moi». Là aussi, on touche à une des bases de la relation prof-élèves: bien sûr le prof a la compétence et le recul qu’il faut pour pouvoir guider les élèves dans la jungle des savoirs. Mais il ne sait pas tout! Et cette donnée de base est capitale dans la manière dont l’élève se construit.

Qu’on ne me fasse cependant pas dire ce que je n’ai pas dit; les nouveaux outils numériques ne sont pas la panacée, ils sont un moyen comme d’autres (les livres, les exposés en classe, les affiches de synthèses accrochées au mur de la classe,…) pour rechercher, organiser, synthétiser son savoir.

Comme avec tous les nouveaux outils, il faut sans cesse pouvoir se poser la question de savoir si on agit sur la motivation ou sur la séduction, question qui n’a pas de réponse universelle (et je n’en proposerai certainement pas pour les cas décrits que je ne connaît pas plus que par ces quelques lignes)… mais dont les réponses induisent des processus radicalement différents, qui peuvent aller du meilleur au pire (car la séduction est un moyen d’obtenir ce qu’on veut, pas un moyen de faire apprendre)

Bref, par ces aspects nouveaux aussi, enseigner ne s’est pas simplifié ces dernières années!

P.S 1. Je vous recommande le blog de l’enseignante qui utilise Twitter dans ses cours (découvert toujours grâce à Catherine)

P.S.2 Il est clair que tout ce raisonnement ne tient que pour des élèves à partir de, disons, 10 ans et mieux, à partir de 14 ans. Rappelons les repères de S.Tisseron: pas de TV avant 3 ans, d’ordinateur avant 6 ans, d’Internet avant 9 ans.( voir ici, pour les repères d’âge: en fin de billet)

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Dans quelques jours, un nouveau look!

Posted by Françoise Guillaume on Samedi août 28, 2010 Under Une touche d'optimisme

En attendant, quelques photos de Borneo!

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Observer, écouter, comprendre,accompagner

Posted by Françoise Guillaume on Samedi mai 8, 2010 Under Une touche d'optimisme

Voilà un livre qui donne envie d’espérer. Espérer que l’on commence à dépasser les clivages stériles, voire destructeurs, dans lesquels voudraient nous cantonner les experts de tous bords. Comme ceux qui obligent à cataloguer les jeunes dans des catégories comme “victime” ou “délinquant”. L’auteur nous donne plusieurs exemples où la double vision s’impose.

Et avec elle, une approche un peu moins dichotomique des jeunes “à problème”. L’ouvrage décline plusieurs lieux de vie où évoluent ces jeunes. Il pose plus de questions qu’il n’y répond mais c’est très bien ainsi.

Il propose surtout une approche plus globale de l’aide à ces jeunes. “Se positionner dans la relation clinique, c’est d’abord prendre conscience de sa position dans le monde. La façon de se positionner dans le monde influence directement les postures cliniques qui, elles conditionnent l’efficacité de la relation clinique.” (p.122)

Dépassant la querelle des psys qui misent tout sur la parole (alors que certains jeunes souffrent justement de ne plus croire en aucune forme de parole) et des neuro… qui fournissent une explication biologique (et donc un remède de même type) à tout problème, Daniel Derivois propose un nouveau concept, plus ébauché que complètement cerné dans l’ouvrage: “Nous tendons vers une clinique de la mondialité qui suppose un décentrage nécessaire. Les cliniciens (…) n’ont pas le choix. Ils doivent composer avec la complexité clinique et la mondialité dans leurs pratiques et leurs démarches d’élaboration, de compréhension, d’interprétation et de restitution du travail effectué avec leurs “patients”.

Les cliniciens de demain seront ceux qui, tout en se situant et se pensant dans le même monde que leurs “patients”, saurons écouter en eux le mondial dans l’intrapsychique et co-sentir l’intime dans le global. Ce seront ceux qui sauront entendre et écouter les battements du monde dans chaque mot, chaque geste, chaque souffle survenu dans la relation clinique. Ce seront ceux qui sauront d’abord se penser, pour ensuite penser les patients et les aider à se penser avant tout dans l’environnement monde.” (p.139)

Quel programme! On sent bien qu’il est ambitieux et encore trop imprécis et cependant, il rejoint la conviction qui monte chaque jour en moi, que c’est dans la qualité de la relation humaine, dans l’engagement (professionnel) que l’adulte y investit, que l’on tisse avec un adolescent des liens tels qu’il peut, parfois par-devers ou supplémentairement à des thérapies spécifiques, prendre pied dans le si complexe monde actuel!

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Accueillir, suspendre le diagnostic, travailler en équipe et suivre,…

Posted by Françoise Guillaume on Samedi mai 1, 2010 Under Une touche d'optimisme

A l’opposé de ce que je décrivais la semaine dernière, une institution dans un hôpital universitaire bruxellois (ici), institution accueillant des adolescents en grosse détresse psychique, s’est donnée 4 lignes de conduite (d’après un exposé entendu en décembre):

- à l’arrivée de l’adolescent, suspendre le diagnostic. Car le diagnostic enferme l’adolescent, il induit des solutions qui brident de fait toute créativité, il installe l’adolescent dans un posture de malade alors qu’il est peut-être simplement en crise passagère. Mais, en Belgique, la prise en charge par la Sécurité sociale, implique un diagnostic de type DSM IV (voir semaine dernière). D’où impasse!

- prescrire les médicaments a minima

- dans l’équipe, répartir les fonctions éducatives sur tous les permanents

- s’abstenir d’établir des contrats sur les comportements, les symptômes.

Le travail en équipe et le suivi des adolescents sont les lignes d’actions bien décrites sur le site (lien ci-dessus).

En comparaison avec le processus de dépistage, diagnostic, remédiation décrit la semaine dernière, vous voyez qu’on est presque à l’exact opposé.

Oui mais, me direz-vous, on est aussi à un autre stade: adolescence vs enfance, difficultés avérées vs dépistage de masse préventif. Certes! Et cependant, ces distinguos ne sont pas, pour moi, significatifs: c’est à chaque étape que la philosophie de l’approche de l’enfant pressenti ou en difficulté, doit suivre les mêmes principes: l’humain avant tout, la confiance dans le fait qu’il peut sortir de ses difficultés, en partenariat avec les adultes.

La semaine prochaine, dernier épisode, dans un livre qui présente ce type d’approche sur le terrain…

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