Posted by Françoise Guillaume on Samedi juin 11, 2011 Under Questions
Catherine, fidèle lectrice, m’a envoyé un lien des plus intéressants!
Ainsi donc, Aerline Andre, cette demoiselle de 4 ans expose dans une galerie new-yorkaise et ses oeuvres se vendent jusqu’à 7000 euros. Ses parents, artistes australiens, vous tiennent tout un discours sur ses qualités d’artistes (dont je ne peux pas juger, peu experte en la matière!).
Un site lui est consacré (ici), en exergue du quel une phrase (non vérifiée) de Picasso: “Cela m’a pris quatre ans de peindre comme Picasso mais toute ma vie de peindre comme un enfant”
Peut-être mais tout ce temps-là était-il “pour du beurre”?
En tout cas, au-delà de ce qui pourrait n’être qu’une polémique supplémentaire sur l’art contemporain, on peut se poser la question de savoir comment va se développer cette enfant si ses élucubrations d’enfants sont à ce point prises pour “paroles d’Evangile” par les adultes (cette position me fait d’ailleurs penser à ces enfants que l’on place en réincarnation divine dans certaines religions orientales).
Ca passe ou ça casse! Mais, en tout cas, on lui aura volé son enfance…
Le 12 juin, commentaire de Catherine, pour ne pas le rater…
“Je ne savais pas qu’il y avait un site et en plus cette phrase de Picasso, qui est très intéressante dans ce cas. On le voit bien avec les dessins de nos enfants, qui sont d’une liberté totale (quand on les laisse faire) et qui au moment de l’adolescence rentrent dans des codes et perdent leur spontanéité. Mais cette perte est intéressante, car le vrai travail commence, celui dont parle Picasso. Avec cette petite fille, ce qui grince, c’est bien la façon dont le monde adulte s’empare de sa créativité d’enfant et la formate à l’aune de ses références, artistiques et économiques. N’empêche, quand on la voit peindre, c’est manifestement un moment de plaisir et de jeu.”
P.S. Prochain billet à la fin du mois d’août! Bel été!
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mar05
La “violence légale” du don anonyme de gamètes?
Posted by Françoise Guillaume on Samedi mar 5, 2011 Under Chroniques, Questions
Court extrait d’une interview d’Irène Théry, spécialiste en la matère, qui parle de la violence de la loi qui impose le don d’anonymat de donneurs de gamètes, point de vue radicalement différent de celui de la semaine dernière (ici)
“La société organise un certain nombre de processus qu’on ne parvient jamais à énoncer dans son ensemble”, d’où violence car l’enfant est issu de l’art du médecin, procréateur d’enfants qui va chercher les gamètes dans les placards alors qu’ils n’ont fait que transmettre la vie.” Il y a là une première violence! Bigre! La société a toujours permis, voire organisé des processus de filiation qui taisaient la provenance biologique des gamètes. Relisez la deuxième partie du billet, ici… L’origine de l’enfant, dans nos sociétés contemporaines, c’est le désir d’enfant d’au moins un des deux parents (le plus souvent la mère quand ce n’est pas des deux), ni plus, ni moins!
Continuons: “la constitution d’une unique catégorie d’enfants qui, seul parmi toutes les autres, à jamais, ne pourrait pas avoir de réponse à la question “à qui dois-je d’être né?”(…) Ces enfants seraient nés d’eux-mêmes puisqu’on ne pourrait jamais remonter dans l’histoire au-delà du matériau qui les a constitués, ce qui constitue la plus grande violence”.
La réponse est du même ordre: “A qui dois-je d’être né?” Au couple qui a décidé de demander cette gamète! A personne d’autre, et certainement pas à soi-même! Verra-t-on apparaître des arbres généalogiques avec une double branche, donneur de gamète/ père social, voire avec une triple branche du côté de la mère, donneuse de gamète/porteuse de l’embryon/mère sociale?
Certes, certains jeunes adultes actuels peuvent souffrir de “ne pas tous savoir”, alors que les médecins ont des informations (désincarnées et dont ils ne font rien sauf cas médical grave) qu’ils voudraient détenir eux-aussi justement pour les incarner. Mais “ne pas tout savoir” n’est-il pas la caractéristique commune à tous les humains? Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas accompagner ces jeunes adultes dans leur souffrance mais la révélation de l’identité du donneur n’est pas LA solution. (Je me rappelle d’une jeune fille adoptée qui avait vu sa maman biologique pour la première fois depuis plus de 10 ans et qui avait dit “je ne l’aime pas, elle est grosse!”; c’est un peu lapidaire mais cela montre que le choc avec la réalité peut parfois être plus difficile à vivre que la frustration de la non-rencontre…)
D’autant plus que la non-connaissance n’est ici pas issue d’un secret mais socialement organisée sous la forme de l’anonymat, ce qui n’est pas comparable en terme de construction psychique.
Toute organisation sociale a engendré certaines souffrances chez certains de ses membres (pensons aux mariages de raison, par exemple; ou aux enfants-rois plus récemment). La société actuelle croit qu’elle peut définitivement s’affranchir de toute souffrance imposée par une organisation collective. Croyez-vous que ce puisse être vrai?
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fév26
La connaissance de ses origines est-elle un droit ?
Posted by Françoise Guillaume on Samedi fév 26, 2011 Under Questions
“La traçabilité, concept inventé pour les animaux d’élevage, va-t-elle bientôt s’appliquer à l’Homme ?
Le droit de la filiation est un domaine dans le quel il est intéressant de comparer l’évolution du droit et celle de la société. Il en est par exemple ainsi du recours à la preuve biologique, dans les actions en recherche de paternité.
Depuis les lois de 1972 et de 1993, l’approche juridique de la paternité s’est trouvée modifiée du fait des progrès réalisés en matière d’analyses sanguines.
L’ordonnance du 4 juillet 2005 est venue compléter et achever l’évolution législative puisqu’elle a modifié l’article 310-3 alinéa 2 du code civil, qui prévoit désormais qu’en matière d’actions relatives à la filiation, celle-ci se prouve et se conteste par tous moyens, y compris l’expertise biologique.
Mais la Cour de Cassation, dans son arrêt du 28 mars 2000, est allée beaucoup plus loin en indiquant que « l’expertise biologique est de droit en matière de filiation, sauf s’il existe un motif légitime de ne pas y procéder ».
Ainsi, lorsqu’une action en recherche de paternité est engagée par un enfant ou sa mère, le père potentiel n’a quasiment d’autre choix que celui de se soumettre à un test biologique.
Or, la Cour de Cassation, mais aussi les juridictions du fond, semblent se fonder, de façon quasi exclusive, sur le droit de l’enfant à connaître ses origines pour ordonner l’expertise biologique.
Cependant, existe-t- il réellement un droit à connaître ses origines, qui s’imposerait aux parents, et plus particulièrement aux pères faisant l’objet d’une action en recherche de paternité ?
Les textes internationaux, spécifiques aux droits de l’enfant, prévoient en effet cet accès aux origines.
L’article 7 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant reconnaît à celui-ci « dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents ».
La Convention internationale de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale prévoit, dans son article 30 que « les autorités compétentes de l’Etat contractant veillent à conserver les informations qu’elles détiennent sur les origines de l’enfant, notamment celles relatives à l’identité de sa mère et de son père (…). Elles assurent l’accès de l’enfant ou de son représentant à ces informations, avec les conseils appropriés, dans la mesure permise par la loi de leur Etat ».
Cependant, ces deux conventions internationales ne posent pas un droit impératif à l’accès aux origines dont pourraient se prévaloir les particuliers. Elles ne fixent que des objectifs vers lesquels doivent tendre les législations des Etats signataires, dont fait partie la France.
De plus, leur contenu reste limité. La Convention de New York inscrit le droit de connaître ses origines « dans la mesure du possible ». De plus, la Convention de La Haye ne prévoit que la conservation des informations sur les origines de l’enfant, elle n’envisage pas leur mise à disposition.
Le droit français s’est aussi préoccupé de l’accès aux origines de l’enfant.
La loi du 22 janvier 2002, relative à l’accès aux origines des personnes adoptées et des pupilles de l’Etat, a ajouté dans le code de l’action sociale et des familles « l’importance pour toute personne de connaître ses origines et son histoire » (article L222-6 du casf). Mais il n’est jamais fait mention d’un droit à connaître des origines.
Il n’existe donc pas de droit fondamental à la connaissance des origines, qui s’imposerait de façon absolue aux états et aux particuliers français.
C’est d’ailleurs ce qu’a indiqué la Cour européenne des droits de l’homme, dans arrêt Odièvre c/ France du 13 février 2003.
La France n’a pas été condamnée par la Cour, qui a considéré que l’accouchement sous X ne constituait pas, pour l’enfant, une atteinte au droit de connaître ses origines, dans la mesure où la loi française prévoit la possibilité de réversibilité du secret de l’identité de la mère (article L222-6 du CASF) et la création d’un Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (articles L 147-1 à l147-11 du CASF).
L’impératif de connaissance des origines de l’enfant est donc, pour la Cour, compatible avec le droit au respect de la vie privée de la mère.
Dès lors, s’il n’existe pas de droit fondamental des enfants à connaître ses origines, pourquoi les juridictions du fond, soutenue par la cour de cassation, ordonnent-elles de façon systématique une expertise biologique dans les affaires de filiation ?”
Posted by Françoise Guillaume on Samedi jan 15, 2011 Under Questions
Sugar Rush (élégamment traduit en français par “Plein de meufs”!) est une série ado britannique qui passe actuellement sur les chaînes télé privées en version française. L’extrait est un peu long mais il vaut la peine.
Mise en contexte: Kim est une adolescente lesbienne qui a une relation avec Sugar, actuellement enfermée et qu’elle visite en prison. L’extrait commence le lendemain matin d’un soir où Kim a été draguée par une femme dans une boîte de nuit.
Deux questions me viennent en tête en regardant cela:
- Dans une société débarrassée de vieux tabous, quelle relation parents-enfants autour de la sexualité? Tant pour le père (qui repasse l’uniforme qui a servi aux jeux sexuels de sa fille), que pour la mère (qui a une position complexe et ambiguë)? Plus précisément, quelle position de femme tenir face à sa fille qui entre dans la sexualité?
- Quel modèle d’identification les jeunes (filles en particulier, ici), spectateurs de ce type de série, ont-elles venant de la génération précédente, des parents comme êtres sexués? Une situation aussi explicite que celle présentée ici peut-elle apporter quoi que ce soit au jeune?
La seule donnée dont je suis sûre en regardant cette série, c’est qu’il est bon de montrer de jeunes homosexuels assumant leur identité sexuelle sans complexe et en étant bien dans leur peau. La réalité montre que la levée des tabous n’a pas, dans la vraie vie, permis de vivre sa différence avec plus de sérénité. La reconnaître est plus facile, l’assumer, non, en tout cas pas toujours (tant pour les parents que pour les enfants). Une prochaine étape, peut-être pas si proche?
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nov27
Psy familial en ligne
Posted by Françoise Guillaume on Samedi nov 27, 2010 Under Questions
Un de vos commentaires (ici) remarquait que, en parlant d’interactivité avec l’ordinateur, j’occultais la relation qui pouvait s’instaurer entre internautes.
Certes et sans nier l’apport potentiel, peut-on vraiment croire que ce type de relation remplace le contact direct? Tout ce qui est non-verbal (à supposer que l’écrit puisse transcrire exactement le verbal, ce qui est loin d’être sûr) n’intervient-il pas massivement dans la relation: la longueur d’un silence, les tortillements sur le siège, les petits gestes apparemment sans sens,…?
Ainsi peut-on croire qu’un site de psy en ligne comme celui-ci (prenez le temps de le parcourir) va remplacer un “vrai” entretien avec un psy?
Dans vos commentaires, j’ai découvert, via un article en français, une initiative passionnante: Hole in the wall, trou dans le mur!
Il s’agit d’une association indienne Hole in the Wall Education Ltd (Hiwel) qui défend, met en oeuvre et étudie scientifiquement une pratique pédagogique originale.
En particulier, le concept (développé ici) d’”éducation envahissant au minimum” ainsi défini: “Minimally Invasive Education is defined as a pedagogic method that uses the learning environment to generate an adequate level of motivation to induce learning in groups of children, with minimal, or no, intervention by a teacher.”
Après avoir exploré un peu ces pages, qu’en pensez vous?
P.S. Contrairement aux habitudes de la rubrique “questions”, je proposerai mes réflexions, à partir des vôtres, la semaine prochaine.
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oct16
Contrôle parental sur Internet
Posted by Françoise Guillaume on Samedi oct 16, 2010 Under Questions
La semaine dernière, je posais la question: “Pourquoi les pouvoirs publics imposent-ils des lois en se voilant la face sur les moyens qu’il faudra mettre en oeuvre pour la faire respecter dans TOUS les medias?”, en parlant clairement de la question de l’accès des enfants et des jeunes sur Internet pour y voir des images bien plus choquantes que les photos de Larry Clarck.
Il y a une réponse simple à cette question: mais les pouvoirs publics ont agi. Depuis 2004, les fournisseurs d’accès sont obligés de procurer un logiciel de contrôle d’accès parental avec tout abonnement (je ne sais pas si une contrainte équivalente existe en Belgique). La preuve que ça marche, regardez:
La preuve que cela ne marche pas! Voici un extrait d’une discussion de forum d’un jeu en ligne (pour la version complète, voir ici, attention, il y a 3 pages)
“Mon fils a découvert l’univers merveilleux de RoM il y a 2 jours. Depuis, il ne parle plus que de ça, de monstres, d’expériences, de niveaux, d’exploration, et : “T’as vu, y’a ceci” et “ohh, on peut faire cela”. Bref, il adore, ce qui est somme toutes normal.
Le problème, c’est qu’il commence à devenir dépendant. Vous allez me dire : En deux jours, est-ce que je ne dramatise pas? Mais je vous répondrais que non, car j’ai eu exactement le même problème avec Dofus. Il y passait ses journées, ne parlait que de ça, ne pensait qu’à ça. En contre-partie, ses résultats scolaires dégringolaient et il devenait extrêmement désagréable quand il s’agissait d’accomplir une tâche ménagère qui allait le décoller 5 minutes de son écran, ou pire encore, lorsqu’il fallait aller dormir.
Ce cinéma a duré pendant plusieurs mois. Sa mère et moi avons d’abord essayé de limiter l’accès à l’ordinateur, mais il se levait en pleine nuit pour jouer. Pour finir, j’ai désinstallé le jeu avec interdiction formelle de le réinstaller, et après une période difficile de sevrage (c’est là que ça fait peur, car on aurait vraiment dit un drogué en manque (se mutilait, se balançait d’avant en arrière comme un autiste, restait prostré)), il est redevenu à peu près normal.
Je n’ai pas forcément envie que tous les efforts faits avec ce jeu diabolique soient réduits à néant avec un jeu similaire. D’un autre côté, je ne veux pas non plus l’empêcher de s’amuser de temps en temps, du moment que ça ne devienne pas une obsession et qu’il ait des résultats scolaires satisfaisants.
Qu’il dépense son argent de poche dans les jeux en ligne, ma foi, c’est son problème, il en fait ce qu’il veut (plus ou moins). Mais de là à se forger un avenir de chômeur sans diplôme, là je dis non.
Dofus ne prévoyait rien du tout pour aider les parents, ils ont perdu un client payant.
J’aimerais beaucoup que RoM m’aide en instaurant un contrôle parental (plus un restricteur qu’un simple contrôle, en fait) qui me permettrait de limiter le temps de jeu et les moments où il peut se connecter (par exemple, pas entre minuit et 8h du matin).
Bien sûr, il m’incombe de faire l’éducation de mes enfants, et j’estime avoir rempli ce rôle en lui interdisant complètement l’utilisation de Dofus. Mais je pense qu’il accepterait plus facilement une contrainte venant du site lui-même que de ses parents, contre qui il entre dans sa phase de rébellion.
Nous en avons discuté, car même s’il est en pré-adolescence, le dialogue n’est pas encore rompu, mais le problème est qu’il ne se rend pas compte qu’il retombe dans les mêmes pièges, tout comme un drogué dirait “Bah, j’ai sû m’arrêter, je vais juste reprendre une petite dose et après j’arrête”
J’espère que vous aller pouvoir m’aider, ainsi que, je pense, de nombreux parents dans ce cas.
Merci.”
Plus loin, après quelques propositions techniques, un “mentor”, sorte de modérateur du forum de jeu, si j’ai bien compris, répond:
Nous comprenons tes craintes VavelVavel. Les jeux en ligne peuvent avoir ce genre de mauvaise réputation de rendre accro.
Mais je dirais que cela dépend uniquement de la personne.
Ton fils s’est-il rendu compte de sa dépendance à Dofus? Si oui cela devrait l’aider à ne pas refaire la même erreur avec RoM.
Je pense qu’un dialogue posé et cordial sera le plus efficace, dis-lui qu’il est autorisé à jouer la journée (pas la nuit bien sûr), du moment que ses devoirs sont faits et que ses résultats scolaires ne chutent pas. Il faudrait aussi qu’il accepte les quelques tâches ménagères que tu lui demandes et arrêtes quand tu lui demandes (pour venir à table, aller se laver) sans qu’il fasse tout un foin.
En lui demandant convenablement, il serait bête de sa part de refuser je trouve.
Ainsi une relation saine se créera entre le jeu et la vie de famille.
C’est la meilleure solution à mon sens.”
Il est soutenu par d’autres forumeurs, certains autres continuant de proposer des solutions techniques.
A la fin de la p.2, le père a trouvé une solution et commente, p.3:
“Bien sûr, mais disons qu’au moins, j’ai un support pour m’aider.
D’une part, ça m’enlève la responsabilité (c’est pas de ma faute si les serveurs ont l’air HS) (je sais, c’est un peu lâche), et d’autre part, ça me laisse plus de temps pour pouvoir discuter avec lui du fait que ce monde n’est que virtuel et que finalement, la vraie vie se passe ici, pas dans le jeu.
Enfin soit, problème (en partie?) résolu en ce qui me concerne. Et si ça peut aider d’autres parents, tant mieux.
J’aurais, c’est sûr, préféré ne pas avoir à en arriver là et réussir à le convaincre de prendre du recul, mais ça ne marche pas à tous les coups (en tout cas, avec moi ça ne marche pas). Préférez le dialogue, si possible, mais sachez que des outils existent quand même.”
Qu’en pensez-vous?
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sept11
“Va, vis et deviens”
Posted by Françoise Guillaume on Samedi sept 11, 2010 Under Questions
Au-delà de la belle émotion que traduit cet extrait, se pose une question tellement éternelle: que choisir pour ses enfants en vue de ce qu’on croit être leur bien?
Le fait est que le reste du film montre que tout n’est pas rose pour ce jeune, arraché à sa mère et propulsé dans une société qui n’a rien à voir avec ses racines.
Mais cet acte est tellement compréhensible et part d’une telle abnégation que l’on peut le comprendre (il faut voir le film jusqu’à la fin pour comprendre ce que cette femme, cette famille a enduré).
D’autant plus si on prend en compte le miroir aux aloutettes que représente les sociétés occidentales pour tous ceux qui n’y ont accès que par les images faussées véhiculées par le bouche à oreille et par les medias.
Auriez-vous agi comme cette maman?
P.S.Je ne peux que vous conseiller à voir le film en entier(il est sorti en DVD), il traite de questions multiples avec tact et humanité.
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sept04
Le fond et la forme
Posted by Françoise Guillaume on Samedi sept 4, 2010 Under Questions
Le fond et la forme: une expression vieille comme l’enseignement!
Changer la forme, voilà l’occasion de faire le point sur le fond!
Un peu plus de deux ans de chroniques hebdomadaires, c’est une centaine de billets, tournant toujours sur le statut de l’enfant dans nos sociétés, parfois légers, parfois consistants, qui permettent d’aborder la question du statut de l’enfant et de l’adolescent par ces nombreuses facettes.
L’occasion de vous renvoyer aux billets les plus significatifs, à mes yeux!
Dans un inventaire, presqu’à la Prévert, il a été question:
- des nouvelles dimensions de la filiation aujourd’hui (ici, ici et là)
- des relations entre les garçons et les filles, de la place de la sexualité aujourd’hui (ici et là)
- de regard sur la mort dans nos sociétés et des conséquences pour nos ados en particulier (ici et là)
- des contradictions du statut de mineur dans notre société (ici)
- des usages des nouvelles technologies et des réseaux sociaux associés (ici, ici, ici et là)
- de l’école et de sa relation au monde (ici, ici et là)
Une occasion pour ceux qui ne connaissent pas le blog d’en prendre connaissance par ses entrées les plus importantes (appréciation personnelle!), pour ceux qui le connaissent déjà de revoir comment se structure la mosaïque!
Se pose inévitablement la question de savoir comment continuer sans redite! Pas de vraie réponse, oscillation entre :”ce n’est pas si grave de revenir par divers biais sur le même thème” et “comment ne pas s’essouffler?”
Votre avis? Sur le fond et la forme?
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juin12
Des gothiques commencent un beau roman!
Posted by Françoise Guillaume on Samedi juin 12, 2010 Under Questions
J’ai déjà rencontré un grand nombre d’adolescents gothiques (dans le cadre de l’école où il n’y a pas d’interdit vestimentaire). L’angoisse existentielle qui les habitait (”un univers dans lequel on est maître”) et le soin extrême apporté à leur aspect en sont les deux déclinaisons qui m’ont frappée.
Ce n’est visiblement pas qu’une mode d’ados…Pour preuve le mariage gothique ci-représentés:
En connaissez-vous plus sur leur diversité sociale, sur leurs prises de position par rapport au monde? Faites-nous en profiter!